Ce qu'une mention sans frais peut recouvrir
Le mot couvre, dans ce domaine, au moins quatre objets qui n'ont rien de commun entre eux. Les distinguer est la seule chose utile qu'on puisse faire sans quitter les pages relevées.
Un contenu produit une fois, servi à tous
Un horoscope daté, une interprétation de symbole, une table de correspondances : le texte préexiste à la demande et ne varie pas d'un lecteur à l'autre. La gratuité y est réelle et elle n'engage rien, puisque la diffusion ne coûte pas plus cher au centième destinataire qu'au premier. Une des deux pages de cette rubrique relève de ce cas, et sa ligne de méthode l'indique.
Un calcul automatique, rendu sur demande
Second objet : une opération faite par la machine à partir d'une donnée fournie — une date, un prénom. Le résultat varie d'un demandeur à l'autre, ce qui le rapproche d'une consultation, mais aucune lecture n'intervient. Le texte rendu est un gabarit rempli.
Une première question offerte
Troisième objet, le plus proche d'une consultation : une question traitée par un opérateur, sans paiement, la suite étant payante. C'est une offre d'entrée, et son périmètre est précisément ce qui devrait être publié — nombre de questions, longueur attendue, échéance. Aucune des deux pages ne le publie.
Un accès ouvert dont l'usage est facturé
Quatrième objet : l'inscription, la mise en relation ou la consultation du catalogue sont gratuites, la prestation ne l'est pas. La mention porte alors sur l'accès. Elle est exacte, et elle ne concerne pas la réponse.
Ce que la grille montre sur ces deux pages
Les cinq lignes ne s'allument pas de la même façon selon que le service publie ou non une base de prix à côté de sa mention de gratuité.
Une page annonce la gratuité sans aucun montant
Le premier des deux services ne porte aucun tarif sur sa page d'accueil. La mention sans frais y est donc seule : rien ne permet de savoir où s'arrête l'offert et où commence le payant, puisque le payant n'est pas chiffré non plus. Les deux cases vides se renforcent.
L'autre publie une série de montants à côté
Le second service combine la mention et une série de montants étagés sur un large intervalle. La frontière entre les deux régimes est donc matériellement indiquée, et elle reste inexpliquée : une série de prix établit qu'il existe une part payante, elle ne dit pas ce qui l'en sépare.
Le délai manque dans les deux cas
Comme sur les dix autres pages du relevé, aucune des deux n'annonce d'échéance chiffrée. Pour une voyance gratuite par mail, l'absence pèse davantage que pour une prestation payante : une réponse sans frais et sans délai annoncé n'engage le service sur rien, et le demandeur n'a aucun terme à opposer.
Les limites de cette lecture
La grille lit une page d'accueil, une fois. Elle ne descend pas dans les conditions générales, et une gratuité peut y être bornée sans que la page d'accueil le dise.
Ce qui échapperait au relevé
Un périmètre publié sur une page intérieure, un formulaire qui annonce le nombre de caractères acceptés, une mention d'échéance figurant après l'envoi : ces trois cas existent et ne seraient pas vus. Le relevé les écrit comme absents, ce qui est exact du point de vue de la page lue et peut être faux du point de vue du service.
Pourquoi l'absence n'est pas comblée par estimation
La tentation inverse serait facile à satisfaire. Les usages du domaine sont connus, et avancer qu'une première question offerte se traite d'ordinaire en quelques jours ne choquerait personne. Ce serait pourtant substituer une moyenne supposée à une case vide mesurée, et la substitution ne se verrait pas : rien dans la mise en page ne distinguerait le chiffre relevé du chiffre estimé.
C'est la raison pour laquelle les deux notices de cette rubrique écrivent l'absence là où elles la constatent, sans proposer d'ordre de grandeur. Un périmètre qui manque ne se déduit pas davantage de celui du service voisin : les deux pages n'offrent pas la même prestation, et rien ne garantit que leur part offerte se ressemble.
Le relevé porte sur les pages publiques, et sur elles seules. Les cinq lignes sont posées dans le même ordre pour tous les services, sans notation, sans classement, sans barème. Une case vide est une information absente du site, pas un manquement constaté. La justesse d’une lecture ne figure dans aucune ligne, faute de pouvoir s’observer.